1. Apport nutritionnel optimal durant la grossesse

Vous avez décidé de concevoir un enfant, ou bien peut-être êtes vous déjà enceinte ? Quelle merveilleuse aventure que celle de devenir parent et quel bonheur d'avoir un enfant en bonne santé ! Mais quel travail cela représente pour la maman qui doit pouvoir fournir à son corps tout le matériel nécessaire à la fabrication de ce petit être humain ! En effet, La croissance du bébé dans l'utérus est spectaculaire. En 38 semaines, il évolue d'une cellule minuscule en un organisme complet pesant environ 3,5 kg. Un apport adéquat en vitamines et minéraux spécifiques est donc indispensable, non seulement pour l'enfant, mais aussi pour la mère pendant la grossesse et, par la suite, pendant l'allaitement (la mère produit 3/4 litre de lait par jour !).

Même avec une alimentation équilibrée et variée il est difficile de parvenir aux quantités préconisées, il est donc parfois indispensable de recourir aux suppléments nutritionnels.

Grâce aux connaissances nutritionnelles actuelles, il est possible de mettre toutes les chances de son côté afin de mettre au monde ce bébé tant attendu non seulement en bonne santé mais également avec un équilibre émotionnel optimal.

Quels sont les nutriments auxquels il faut prêter une attention particulière ?

1. L'acide folique ou vitamine B9

Eviter le spina bifida

Pour les femmes qui désirent être enceintes, prendre un supplément de 400 µg d'acide folique deux mois avant le début de la grossesse et pendant les 2 premiers mois de grossesse, diminue jusqu'à 70% le risque d'atteinte du tube neural du fœtus.

Le tube neural se forme au tout début de la grossesse, entre le 19ème et le 28ème jour. S'il se ferme mal, le bébé a des risques de naître anencéphale (défaut de fermeture au niveau de l'encéphale) ou de souffrir de spina bifida (défaut de fermeture au niveau de la colonne). Dans le cas du spina bifida, l'atteinte de l'enfant sera fonction de l'étendue et de la localisation du défaut de fermeture. Dans la forme la plus grave, la moelle épinière et les racines nerveuses sortent de la colonne vertébrale, soit à nu soit contenues dans une fine membrane, entraînant une paralysie des membres innervés par la partie du système nerveux située sous la lésion. Le spina bifida concerne chez nous de l'ordre d'une grossesse sur 2000.

Cette vitamine se trouve principalement dans la levure, le foie, le jaune d'œuf, les fromages, les légumineuses, les légumes à feuilles vertes (épinard, cresson…) et dans bon nombre de céréales pour petit-déjeuner enrichies. On la retrouve également en quantité plus faible dans des aliments que nous consommons plus fréquemment, comme d'autres fruits et légumes, les autres produits laitiers, ou encore les produits à base de céréales (pain et dérivés, müesli).

2. La vitamine B6

Sa carence chez la maman est susceptible de favoriser, chez le fœtus, une petite taille et un faible poids, une faible vitalité, une irritabilité, une tendance exagérée aux pleurs.

Les sources de vitamine B6 sont les viandes, les poissons, les céréales non raffinées, le germe de blé et les légumineuses.

3. La vitamine B12

Quand on associe B6, B9 et B12 dans une supplémentation, le risque de nouvelle fausse couche, chez les femmes en ayant déjà fait plusieurs, est réduit. Ceci grâce à la diminution du taux d'homocystéine.

Les sources de vitamine B12 sont les viandes, volailles, poissons et le jaune d'œuf.

4. Le fer

Le fer est un minéral indispensable à la vie humaine et le fait d'être enceinte change énormément vos besoins quotidiens en ce nutriment puisque bébé est en formation et qu'il puise ce dont il a besoin dans vos réserves… le fer est nécessaire à la fabrication du placenta et du fœtus.

Les conséquences d'une carence en fer sont multiples, la plus connue étant la fatigue due à un défaut d'apport d'oxygène transporté par nos globules rouges. Mais ce n'est pas la seule…

La détoxification hépatique (le foie détoxifie les déchets du corps) est nettement moins efficace, donc fatigue profonde, migraines, myalgies (=douleurs musculaires), troubles du sommeil, faible résistance au stress etc...

Des troubles dépressifs, troubles du comportement, troubles de la mémoire peuvent apparaître s'ils ne sont déjà présents.

Troubles du sommeil et prolifération des virus : on est plus vite malade.

Les conséquences pour la qualité de vie d'adulte que sera votre bébé dépend également de votre taux de fer (ferritine) durant la grossesse. En effet, des études récentes démontrent qu'une carence en fer durant la grossesse augmente le risque de dépression de l'enfant à l'âge adulte !

Les sources de fer sont la viande rouge, le boudin noir, les poissons et crustacés (arrosés de jus de citron c'est encore mieux), les légumes secs, les fruits secs et oléagineux.

5. Les oméga-3

Les oméga-3 sont un type de graisse indispensable à la formation du cerveau. Notre organisme synthétisant faiblement les acides gras EPA et DHA à partir des Oméga 3 des végétaux (oméga-3 type ALA contenus dans les huiles de colza, noix, soja, lin, le pourpier, la mâche…) il faut impérativement que l'alimentation apporte également ces deux acides gras "terminaux". Cela est particulièrement vrai pour les femmes enceintes. Toute personne ne consommant pas de poisson gras 3x/sem (+/- 450g/sem) devrait se supplémenter en oméga-3.

Avant la grossesse, les oméga-3 conseillés sont les EPA+DHA Pendant la grossesse, on ne conseillera que le type DHA qui est celui qui intervient dans la composition du cerveau. (Enfant éveillé, intelligent, bon sommeil…)

Après l'accouchement, le type d'oméga-3 conseillé est l'EPA car sa carence est source de dépression… le baby-blues survenant dans les quelques jours qui suivent l'accouchement est un phénomène normal du à la chute brutale des hormones. La vraie dépression post-partum est celle qui survient généralement 6 mois après l'accouchement. On l'attribue souvent à un manque de sommeil ou à un stress accru lorsqu'on ne comprend pas encore bien tout ce que veut bébé… mais cela est une conséquence d'un déficit en EPA et en fer !

3mois après l'accouchement, il faut apporter de nouveau les 2 types EPA+DHA.

Les sources alimentaires d'EPA et DHA sont les poissons gras tels que le saumon, les sardines, las harengs, les maatjes, les anguilles ainsi que les algues marines.

Il existe une compétition entre les acides gras oméga-3 et oméga-6. Il faut donc veiller à ne pas consommer ces derniers de manière trop importante sinon vous n'assimilerez pas les oméga-3 correctement. Les sources principales d'oméga-6 sont les huiles d'arachide, tournesol, maïs, pépin de raisin, la viande, les charcuteries, les fromages, les produits de biscuiteries, les noisettes.

6. Calcium, Vitamine D et métabolisme osseux

Au cours de la grosses l'absorption intestinale du calcium et son excrétion urinaire sont augmentés, ainsi que le turn over osseux lié à une accélération concomitante de la résorption et de la formation osseuse. Ainsi, le calcium du squelette de la mère est mis à la disposition du fœtus afin d'en assurer la croissance.

Indépendamment de son rôle sur le métabolisme osseux de la mère et du fœtus, le calcium joue divers rôles dans le bon développement de la grossesse. En particulier, un apport calcique élevé (sans dépasser un total journalier de 2g par jour, limite de sécurité), réduirait les risques :

- de troubles hypertensifs et de pré- éclampsie de 70%
- de dépression du post-partum de 50%
- de tension élevée chez le nouveau- né puis l'enfant
- de prématurité

Quant à la vitamine D, une carence pendant la grossesse augmente les risques d'hypocalcémie et de rachitisme chez l'enfant : la supplémentation maternelle, pendant la seconde moitié de la grossesse, est primordiale, en particulier en cas de faible exposition au soleil.

7. Le magnésium

Le premier symptôme de la carence en magnésium est la crampe musculaire. Elle survient bien souvent durant la nuit et au niveau des mollets. Outre ce problème somme toute désagréable mais pas très grave de nombreuses études ont montré l'impact du statut en Magnésium sur le déroulement de la grossesse, le développement du fœtus et plus tard de l'enfant :

Un déficit en magnésium risque de provoquer une hyperexcitabilité de l'utérus, c'est-à-dire des contractions importantes et donc un « travail » prématuré. Mais pas de panique… dans ce cas une supplémentation nutritionnelle en Magnésium a prouvé son efficacité comme traitement, sans effet secondaire, pour prolonger la grossesse et assurer les « mensurations » du nouveau-né (poids, taille, périmètre crânien). Une supplémentation en Magnésium à raison de 300 mg/j semble être la valeur la plus appropriée.

Par ailleurs, un déficit en magnésium (souvent lié au déficit de la maman pendant la grossesse) pourrait être un des facteurs de risque supplémentaires de mort subite du nourrisson, en plus de ceux liés à l'environnement du bébé (T° pièce, position, présence de couvertures, etc.).

Il est indispensable de veiller à ses apports en Magnésium pendant la grossesse, pour le bien-être de la mère et de l'enfant ! Les principales sources de magnésium sont les produits céréaliers non raffinés (pain complet, flocons d'avoines), certaines eaux minérales (Hépar®, Donat®, contrex®), les fruits secs, noix et graines, les légumes secs, le cacao et le chocolat noir.

Si vous avez des difficultés à équilibrer parfaitement votre alimentation avec des aliments riches en magnésium ainsi que des fruits et des légumes, ou si certains signes avant-coureurs d'un déficit se manifestent… n'hésitez pas à prendre un supplément de magnésium et parlez-en à un nutritionniste ou diététicien car toutes les formes de magnésium ne se valent pas !

8. L' iode

L'iode est généralement présent en trop faible quantité dans notre alimentation de sorte que le besoin accru en iode pendant la grossesse n'est pas couvert. L'iode joue un rôle dans l'équilibre hormonal de la mère et veille au bon développement intellectuel du bébé.

9. Le zinc

Les complications liés à une carence en zinc concernent à la fois le fœtus (malformation congénitale, retard de croissance, faible poids à la naissance) et la mère (hypertension artérielle gravidique, pré-éclampsie, hémorragie, infection, durée du travail prolongée).

Les carences en zinc se voient surtout dans certaines circonstances :

-régime hypocalorique ou végétarien
-supplémentation en fer : il existe une compétition entre le fer et le zinc au niveau de leur absorption intestinale;
-richesse de l'alimentation en phytates, surtout présents dans les aliments d'origine céréalières; affection intestinale telle la maladie de CROHN ou le leaky gut syndrome.

Par ailleurs, certains états augmentent le besoin de zinc : maladie infectieuse, traumatisme, intoxication par le tabac ou l'alcool, exercice physique intense. Les principales sources de zinc sont les poissons et crustacés, les viandes et le jaune d'œuf. Le zinc est également présent dans les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots blancs et rouges…) ainsi que dans les produits céréaliers non raffinés (pain complet…)

Si vous voulez connaître votre « statut nutritionnel » avant de tomber enceinte, la réalisation d'un bilan nutritionnel et son interprétation par des professionnels peut vous aider à vivre cette aventure de la manière la plus sereine qui soit…


2. Nutrition et cerveau

Quel est l'impact de l'alimentation et des nutriments pour un cerveau performant au niveau émotionnel et cognitif, et ce, tout au long de notre vie ?

Le cerveau est l'organe probablement le plus sophistiqué de l'homme. Il se nourrit des molécules qui lui sont fournies et capte la moindre des informations extérieures… Apprentissages, mémoire, réflexions, associations, émotions ne représentent que quelques exemples du répertoire impressionnant de l'activité cérébrale.

Les performances du cerveau dépendent globalement de 3 classes de facteurs :

- Le programme génétique hérité de nos parents et qui fixe le plan de construction et de fonctionnement du cerveau
- Les stimulations multi-sensorielles dont le rôle trophique n'est plus à démontrer
- Les molécules qui sont fournies et qui interviennent non seulement au niveau structural mais également au niveau fonctionnel

L'activité cérébrale fait intervenir de manière prépondérante deux processus biologiques fondamentaux

- La conduction électrique
- La neurotransmission

Ces deux évènements se déroulent au niveau de la bicouche phospholipidique qui, pour les seuls neurones du système nerveux central ne représente pas moins de 25.000 mètres carrés de surface .


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Le métabolisme subtil de notre système nerveux se nourrit de molécules qui sont essentielles et doivent être apportées par notre alimentation. La carence en ces nutriments contribue au dysfonctionnement du système nerveux central et, ensuite à l'apparition de lésions parfois irréversibles ! Afin de préserver le plus longtemps possible nos capacités cognitives et affectives, il faudra apporter en continu et de manière adaptée les molécules indispensables aux cellules cérébrales. Et lorsque l'âge avance, les voies métaboliques s'essoufflent et les apports nutritionnels doivent être adaptés de manière importante afin de ne pas subir l'accélération du déclin cérébral lié au vieillissement ou pire, d'augmenter les maladies dégénératives.

La courbe des acides gras

Notre corps et bien entendu notre cerveau sont composés de milliards de cellules. Toutes ces cellules sont délimitées par une membrane (membrane cellulaire) et cette membrane est composée de différents types de graisses. Il doit exister un équilibre entre ces différents types de graisses, dans le cas contraire la membrane se rigidifie et les informations ne passent plus bien d'une cellule à une autre.

Un déséquilibre entre oméga-3 et oméga-6 entraînera notamment un syndrome inflammatoire…

Les sources alimentaires d'EPA et DHA (oméga-3 à chaine longue) sont les poissons gras tels que le saumon, les sardines, las harengs, les maatjes, les anguilles ainsi que les algues marines.

Il existe une compétition entre les acides gras oméga-3 et oméga-6. Il faut donc veiller à ne pas consommer ces derniers de manière trop importante sinon vous n'assimilerez pas les oméga-3 correctement. Les sources principales d'oméga-6 sont les huiles d'arachide, tournesol, maïs, pépin de raisin, la viande, les charcuteries, les fromages, les produits de biscuiteries, les noisettes.

Le fer

La carence en fer a un impact important sur les troubles cognitifs.

Si vous manquez de fer (ferritine inférieure à 50) vous pouvez ressentir des troubles de la concentration et de la mémoire (particulièrement vrai chez les enfants), des troubles de l'humeur…

La carence en fer porte également atteinte à la glande thyroïde qui fonctionnera plus lentement et entraînera fatigue et prise de poids progressive. Les hormones thyroïdiennes sont également impliquées dans la biologie des neurotransmetteurs (dopamine et sérotonine) !

Le fer est important pour la synthèse de dopamine (si baisse de dopamine cela entraîne une baisse de la mémoire et de la concentration, une fatigue matinale…) ainsi que pour la synthèse de sérotonine (si baisse de sérotonine cela entraîne de la nervosité, des envies de sucres, des difficultés à l'endormissement et insomnies…)

Les sources de fer sont la viande rouge, le boudin noir, les poissons et crustacés (arrosés de jus de citron c'est encore mieux), les légumes secs, les fruits secs et oléagineux.

On distingue deux formes de fer ; le fer d'origine animale (fer héminique) que l'on retrouve dans la viande, le poisson…celui-ci est très bien assimilé (40% d'absorption) et le fer d'origine végétale(=fer non héminique), abondant (légumes, céréales,…) mais mal absorbé (seulement 2 à 10% et nécessitant un milieu acide pour être absorbé). C'est là que s'arrête la légende de Popeye et sa boîte d'épinards (erreur de recopiage, une virgule a été placée au mauvais endroit)...

Le zinc

Le zinc intervient au même titre que le fer dans la synthèse des neurotransmetteurs (dopamine/sérotonine) et donc joue un rôle important dans les cas de dépression.

Sa carence entraîne des troubles de l'attention, des troubles de la mémoire liés au vieillissement, la maladie d'Alzheimer, le TDA/H (troubles déficitaires de l'attention/hyperactivité).

La carence en zinc entraîne également une mauvaise gestion du stress.

Les principales sources de zinc sont les poissons et crustacés, les viandes et le jaune d'œuf. Le zinc est également présent dans les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots blancs et rouges…) ainsi que dans les produits céréaliers non raffinés (pain complet…)

Les vitamines B6, B9, B12

Ces 3 vitamines interviennent dans le métabolisme de l'homocystéine.

L'homocystéine est un métabolite intermédiaire qui s'accumule lors de carence en vitamine B9 et en moindre mesure B6, B12.

L'hyperhomocystéinémie est toxique pour les cellules endothéliales et les neurones, et est associée à un risque augmenté de maladies cardio-vasculaires (x5), de dépression, de fausses couches à répétitions, troubles endocriniens, cancers.

C'est un indicateur fiable du statut en nutriments qui peut prédire le risque de nombreuses maladies. Ne citons que l'exemple de l'adolescent ayant un taux d'homocystéine élevé (par ex 15). Ceci explique un foie surchargé avec pour conséquences un enfant fatigué ayant des troubles de concentration. De même, un taux d'homocystéine correct régule le sommeil (via la transformation de sérotonine en mélatonine qui est l'hormone du sommeil).

La vitamine B9 se trouve principalement dans la levure, le foie, le jaune d'œuf, les fromages, les légumineuses, les légumes à feuilles vertes (épinard, cresson…) et dans bon nombre de céréales pour petit-déjeuner enrichies. On la retrouve également en quantité plus faible dans des aliments que nous consommons plus fréquemment, comme d'autres fruits et légumes, les autres produits laitiers, ou encore les produits à base de céréales (pain et dérivés, müesli).

Les sources de vitamine B12 sont les viandes, volailles, poissons et le jaune d'œuf.

Les sources de vitamine B6 sont les viandes, les poissons, les céréales non raffinées, le germe de blé et les légumineuses.

Le sélénium

Comme la plupart des oligo-éléments, le sélénium joue un rôle clé dans l'ensemble de l'organisme. Sur le plan intracellulaire, il a un effet antioxydant, car il permet à l'organisme de produire la glutathion peroxydase. Cette enzyme travaille de concert avec la vitamine E pour protéger les membranes cellulaires contre l'oxydation provoquée par les radicaux libres. Le sélénium joue également un rôle essentiel dans le fonctionnement du système immunitaire et de la glande thyroïde. Ne prenez jamais de sélénium de votre propre initiative sans en connaître votre taux sanguin car l'excès est tout aussi nocif que la carence.

La championne toutes catégories en matière de sélénium est la noix du Brésil : 2 noix/jour comblent 100% de vos besoins. Les produits animaux et les céréales complètes sont de bonnes sources de sélénium lorsqu'ils sont produits dans des régions dont le sol est riche en ce minéral. Les poissons et les fruits de mer contiennent également de bonnes quantités de sélénium.

L'intestin poreux ou leaky gut syndrome

De nombreuses situations tendent à rendre notre intestin perméable : la non-mastication, les situations de stress à répétition ,une mauvaise alimentation (pauvres en fibres et vitamines et trop riche en graisses saturées et en sucres), la prise de certains médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires, anti-acides), , l'alcoolisme ou la consommation régulière de boissons alcoolisées, , le sport de haut niveau…

Toutes ces situations peuvent entraîner une fragilisation de notre paroi intestinale avec comme conséquence un passage massif de molécules indésirables dans le sang et une incapacité pour notre intestin à absorber les micronutriments. Vous pouvez donc manger le plus sainement du monde, vous n'assimilez pas les vitamines et minéraux indispensables au bon fonctionnement de votre organisme. Le dosage des allergènes alimentaires ainsi que le dosage de la vitamine B12 nous renseigne s'il y a présence ou non d'intestin poreux. Si cela s'avère être le cas, il faut donc traiter en priorité l'intestin avant d'envisager la complémentation vitaminique.

Toutes ces notions sont mesurables via une prise de sang et d'urines. Pensez-y, optimaliser son cerveau est très bénéfique !


3. Troubles du comportement et dépression chez l’enfant

Aujourd’hui, 50% des parents pensent que leur enfant manque de concentration…  
Cela concerne réellement 4 à 11% des enfants en âge scolaire.

Une préoccupation croissante : la prescription de Rilatine® est en nette augmentation

Critères du TDA/H :

Inattention: incapacité à se concentrer, à prêter attention, à mener à terme une tâche, distraction
Hyperactivité: remue souvent pieds et mains, parle trop et trop vite, a du mal à se tenir tranquille
Impulsivité: difficultés à attendre son tour, tendance à interrompre les autres, à imposer sa présence
Le Brainscreen est un « outil » qui aide au diagnostic, à la compréhension des symptômes, et qui permet d’orienter la stratégie thérapeutique.

Cas n°1

Stéphane est âgé de 7 ans, il a un caractère très irritable, violent et est très en opposition avec son entourage. Il a un comportement hyperactif à l’école et ne tient pas en place à la maison. Sa capacité de concentration et d’attention est variable de jour en jour…

Stéphane  a été diagnostiqué TDA/H lors de tests psychométriques (Trouble Déficitaire de L’attention/Hyperactivité) et a été mis sous traitement avec de la Rilatine®.

Ses parents demandent à réaliser un Brainscreen afin de trouver une alternative au psychotrope (qui agit de manière « cocaïne-like effect » ce qui signifie que cela donne les mêmes effets que la drogue).

Les analyses de sang et d’urines révèlent :

  • Hyperactivité des axes dopamine et sérotonine
  • Rapport HVA/5HIA élevé
  • Déficit en oméga-3
  • Déficit en zinc

Lorsqu’on interprète ces graphiques, on peut noter une agitation cérébrale et physique, du stress et des troubles anxieux. Le caractère est impulsif. La correction des carences nutritionnelles (oméga-3 et zinc) et des neurotransmetteurs permettra une nette amélioration des symptômes…

Cas n°2

Elodie est âgée de 10 ans. En échec scolaire majeur, elle e déjà redoublé une classe. Le retard scolaire en fin d’année porte tant sur la lecture que sur le calcul, par ailleurs, son caractère est irritable, son comportement est impulsif et en permanence oppositionnel.
Elle se plaint de douleurs abdominales et a un appétit très modéré.

Lors des tests psychométriques:

  • Enfant diagnostiqué TDAH
  • Forme clinique: forme mixte avec troubles de l’attention, dyslexie, trait impulsif, et tendance à l’hyperactivité de plus en plus marqué.

Examens somatiques: Douleurs abdominales nettes

Les analyses de sang et d’urines révèlent :

  • Baisse de production de dopamine et sérotonine
  • Impulsivité au vu du rapport HVA/5HIA
  • Déficit généralisé en oméga-3

Lorsqu’on interprète ces graphiques on peut noter des déficits dopaminergiques et noradrénergiques qui sont corrélés à l’échec scolaire, la dyslexie.
Un déficit en sérotonine qui explique son caractère irritable.
Un rapport HVA/5HIA qui note une impulsivité marquée.
Un déficit en oméga-3 DHA et EPA qui signe des troubles des récepteurs et de l’inflammation. De nouveau, la correction de ces paramètres permettra une nette amélioration des symptômes.

Cas n°3

Dylan est âgé de 17ans. Il a fait une tentative de suicide et a été traité durant 6 mois par « Inhibiteur de Recapture de la Sérotonine » (antidépresseurs).  Il est suivi en thérapie mais reste « fragile », il ne voit plus ses copains, consomme de plus en plus de « toxiques » (il boit de l’alcool et fume de la marijuana).

Les analyses nous montrent :

- Un ralentissement des catécholamines et surtout un MHPG bas
- Un déficit en oméga-3 et plus particulièrement en EPA

Lorsqu’on interprète ces graphiques, on peut noter suite au MHPG bas, un repli sur soi, de la tristesse, une douleur morale, un risque suicidaire majeur. Le déficit en EPA signe des troubles de l’humeur et de la dépression. La correction de ces paramètres en plus de la thérapie devrait permettre une nette amélioration des symptômes.

Quels sont les signes cliniques des troubles dépressifs chez l’enfant ?

  1. Attitude générale : reste en retrait,  visage souvent sérieux, peu mobile ou l’air absent.
  2. Comportement : irritable, agité, opposant et insatisfait. Perte ou manque d’intérêt pour autrui…
  3. Humeur : dépressive et triste (se perçoit seulement à partir d’une écoute attentive et avertie)
  4. Appétit : troubles de l’appétit chez le petit enfant (mange peu). Grignotages et comportement boulimique chez le grand enfant et l’adolescent.
  5. Troubles du sommeil : opposition au coucher, refus d’endormissement, cauchemars…

Tableau résumant les principaux symptômes lors de perturbations des axes sérotonine/dopamine/noradrénaline.

  Baisse Hausse

D
O
P
A
M
I
N
E

  • ralentissement général et cognitif
  • asthénie matinale (fatigue), manque d’entrain et d’élan vital
  • troubles de la mémoire
  • troubles de l’attention, de la concentration
  • perte de projet
  • Hyperactivité mentale
  • Surexcitation, voire des sentiments d’euphorie
  • Mouvements incontrôlés (syndrome de Gilles de la Tourette)
  • Comportements d’agitation et d’actions répétitives (certaines formes de TOC, trouble obsessionnel compulsif)

N
O
R
A
D
R
E
N
A
L
I
N
E

  • troubles de l’apprentissage et de la mémoire (difficultés scolaires des enfants et des adolescents)
  • troubles anxieux
  • troubles de l’humeur modérés
  • troubles de l’humeur avec perte du plaisir et détresse morale (dépressions majeures, troubles dépressifs dans les formes bipolaires)
  • pensées suicidaires (dépressions majeures)
  • hypersensibilité émotionnelle
  • dépendance accrue à autrui
  • besoin constant d’approbation et de reconnaissance
  • anxiété avec agitation motrice
  • insomnie de début ou de fin de nuit

S
E
R
O
T
O
N
I
N
E

  • difficulté à l’endormissement et réveil nocturne
  • compulsions alimentaires envers les glucides (pain, pâtes, sucreries, gâteaux, chocolat,…)
  • troubles de l’humeur avec agressivité et irritabilité
  • intolérance à la frustration
  • parfois caractère saisonnier
  • inhibition importante
  • troubles cognitifs et comportementaux (troubles obsessionnels, phobies sociales)
  • angoisses (phobies, névroses d’angoisse)

Filles ou garçons ?

Avant l’adolescence, la fréquence d’apparition de dépression est la même chez la fille ou le garçon.
Dès la puberté, on remarque une proportion de 2 cas pour 1 en faveur des filles. (Baisse de l’estime de soi avec perception négative du corps)

Discours des parents et de l’entourage :

  1. « il n’est plus comme avant »
  2. « je ne le reconnais plus »
  3. « il n’est jamais content »
  4. « il n’est jamais d’accord »
  5. «  il est méchant »

Prévalence :

Dépression majeure :
   - chez le jeune enfant (<6ans) : 2 à 4%
   - chez l’enfant (6-12ans) : 5% (= 1enfant par classe !!!)
   - chez l’adolescent : 15 à 20%
Pourcentage de mortalité par suicide : 10 à 15%

Saviez-vous que :

  1. De nombreuses études de complémentation oméga-3 confirment l’amélioration de l’apprentissage, des troubles du comportement et de l’humeur
  2. 5% des enfants TDAH présenteraient une hypersensibilité chimique: le rôle des colorants alimentaires est d’actualité…
  3. A partir de certaines protéines (gluten, caséine de lait de vache), il se formerait chez certains individus des séquences peptides opioïdes… d’où l’importance de mesurer la qualité de la muqueuse intestinale.
  4. Les enfants TDAH auraient des taux de magnésium plus bas que les autres ?
  5. Un taux de ferritine inférieur à 55ng ne permet pas le fonctionnement optimal des voies de synthèse de la dopamine, il est corrélé à des troubles dépressifs, des troubles du comportement ou des troubles cognitifs
  6. Tout comme le fer, le zinc intervient également comme cofacteur lors de la synthèse de dopamine et de sérotonine.
  7. Le sélénium occupe un rôle majeur au niveau cérébral. Il intervient comme cofacteur de la GPX dans la gestion du stress oxydant. Il est associé à un déclin cognitif accéléré et corrélé positivement à la prévalence des démences
  8. Des troubles psychiatriques comme l’irritabilité et la dépression sont associés au tableau clinique du déficit en vitamines du groupe B
  9. Dans les déficits spécifiques en folates (B9), nous retrouvons les troubles de la mémoire, troubles du sommeil et di comportement (irritabilité, dépression)
  10. Un faible taux de vit B6/B12 est associé à des performances cognitives en dessous de la normale
  11. Une élévation de l’homocystéine est associée à un défaut de méthylation se traduisant par un défaut de synthèse des neurotransmetteurs (dopamine, noradrénaline, sérotonine,…)


 
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